Pourquoi développer le vélo en gare ?
Face aux impératifs de décarbonation des mobilités et de souveraineté énergétique, le développement du vélo en gare s'affirme comme une réponse solide pour remplacer les trajets réalisés en voiture ou en moto. Ce n’est pas le seul bienfait de cette solution d’intermodalité : le vélo en gare génère aussi un impact positif sur le pouvoir d’achat des voyageurs, l’accès à l’emploi et à l’économie locale.
Un levier écologique, social et économique important
Sur le plan environnemental, le secteur des transports demeure le premier émetteur de gaz à effet de serre en France avec 34 % des émissions nationales, dont 53 % sont attribuables à la seule voiture individuelle. Dans ce contexte, l'intermodalité train et vélo constitue une réponse particulièrement sobre et efficace : sur un trajet de 50 km, l'association du train et du vélo en gare génère 84,6 % d'émissions de CO₂ en moins que le même parcours réalisé en voiture thermique.
Sur le plan social, aussi, le vélo en gare possède un impact positif sur le pouvoir d’achat des ménages. Le budget consacré aux transports pèse lourdement sur le pouvoir d'achat, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où la dépendance à l'automobile est subie.
L'achat, l'usage et l'entretien d'une voiture individuelle représentent une dépense annuelle moyenne de 3 805 €. En comparaison, le cumul d'un abonnement TER (remboursable à hauteur de 50 % grâce à la prise en charge employeur) et d'un service de vélo en gare coûte environ 698 € par an (518 € pour les transports en commun et 180 € pour l’usage du vélo en gare). Ce gain annuel de plus de 3 000 € redonne du pouvoir d'achat aux habitants tout en les prémunissant contre la volatilité des prix des carburants.
Enfin, le vélo en gare constitue un puissant moteur de développement économique local. Extension naturelle du train, plus rapide que la marche, le vélo en gare élargit directement le bassin d'emploi disponible pour les habitants et favorise l'autonomie des ménages les plus modestes.
Plus globalement, chaque euro investi dans le vélo partagé rapporte 1,10 € à l'économie locale. De plus, à surface égale, les stationnements vélo génèrent 5 fois plus de revenus pour les commerces de proximité que les places de stationnement automobile.