Le vélo en libre-service prend soin de la santé des Français
La pratique régulière du vélo (personnel ou en libre-service) constitue un levier de santé publique d'une efficacité remarquable. Selon une étude nationale publiée dans The Lancet Regional Health – Europe, la pratique actuelle du vélo en France prévient chaque année près de 2000 décès prématurés et 6000 cas de maladies chroniques. Ces bénéfices sanitaires permettent d'éviter 191 millions d'euros de coûts médicaux directs pour le système de soins français et près de 4,8 milliards d'euros de coûts intangibles pour la société. À l'échelle individuelle, chaque kilomètre parcouru à vélo permet d'éviter environ 1,02 € de coût social et sanitaire.
Ces chiffres font évidemment écho à d'autres études européennes, qui évaluent elles aussi positivement l’impact du vélo en libre-service sur la santé des Européens. Des morts et des maladies chroniques en moins donc, mais également un retour sur investissement positif : chaque euro investi dans le vélo en libre-service représente 1,1 € de retombées positives pour la société.
En généralisant l’installation de vélos en libre-service, les collectivités pourraient donc sauver des vies et améliorer la santé de leurs citoyens tout en réduisant les dépenses en matière de santé. D’autant plus que le vélo en libre-service s'affirme comme un puissant levier de remise en selle pour des populations auparavant inactives :
- Les deux tiers des trajets réalisés en vélo en libre-service remplacent des déplacements sédentaires.
- 39 % des usagers de vélo en libre-service faisaient peu ou pas du tout de vélo avant l'arrivée d’un service de ce type dans leur commune.
- En France, 53 % des usagers des flottes publiques de vélos électriques déclarent se sentir en meilleure forme physique grâce à leur pratique quotidienne.

